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Addimadour une nouvelle plateforme d'innovation

23/05/2017

Addimadour, un nouvel outil de fabrication métallique


Depuis le 19 mai 2017, la Technocité de Bayonne dispose d'une plateforme de fabrication additive métallique: "Addimadour". Ce site de 600 m² a été monté à côté de Compositadour par l'Ecole supérieure des technologies industrielles avancées (Estia). Cet investissement de 2,4 millions d'euros a été possible grâce au financement de la CCI Bayonne Pays Basque, la Communauté d'agglomération Pays Basque et le Conseil Régional de la Nouvelle-Aquitaine.

Ce qu'est la fabrication additive

 

Derrière le terme Addimadour, nous trouvons un saut technologique d'importance.
Imaginez: l'industrie a besoin de moules ou d'éléments de base (préformés par exemple en fonderie) pour ensuite usiner en série des pièces. La fabrication additive consiste, elle, à confectionner des pièces sur mesure, en trois dimensions, exactement selon les formes nécessaires. Donc avec moins de déchets ou de pertes, moins d'énergie et en s'adaptant plus vite aux besoins de l'entreprise.
 
Autrement dit, "alors que nous pouvions avoir 90% de la matière jetée, la fabrication additive multiplie les avantages, que détaille Guy Larnac de ArianeGroup (ex-Airbus Safran Launchers): moins de gâchis, des gains sur la masse de la pièce, des échanges thermiques et des coûts optimisés, une rapidité accrue face à la concurrence". On peut ainsi imaginer un moteur où 70 pièces seraient remplacées par trois unités.

Comment marche Addimadour

 

La matière première est une poudre de base que l'on façonne selon le besoin. Ainsi la plateforme a-t-elle été définie entre l'Estia et des partenaires industriels autour de trois équipements initiaux :

  • une machine de déposition de poudre. Elle a été livrée par le fabricant BeAM et cofinancée avec la Nouvelle-Aquitaine ;
  • deux robots qui constituent la cellule de fabrication. Ces outils dont l'un est mis à disposition par Airbus Safran Launchers, permettent la construction de pièces métalliques par dépôt de fil métallique soit à travers une tête spécialisée soit par une source laser.

Ainsi Addimadour prend son envol, et d'autres étapes sont prévues avec un processus plus tourné vers l'aérospatiale (Addispace), un comparateur de fabrications additives (Transfron3D) et Hindcon pour l'impression de structure béton grande taille par cellule robotisée.

Addimadour au service des territoires

 

Amorcée dès 2014, Addimadour répond au souhait des entreprises d'avoir une fabrication additive de pièces métalliques de grandes dimensions. La conception, la formation, la recherche de financement ont été menées en collaboration et 10 personnes travaillent sur cette plateforme.
 
Compositadour est tourné vers les procédé robotisés de mise en oeuvre de matériaux composites, Addimadour se consacre aux pièces métalliques, particulièrement pour des entreprises comme Safran-Turboméca et Snecma, Dassault, Daher-Socata, Ventana, Lauak, Précimécan, Drillstar, Gemco, Akira, PCC, Tekniaéro, AirbusGroup, MAP, ASO etc.
 
Autant d'entreprises actives dans les pays de l'Adour et au-delà, et qui apportent richesse et emploi à ces territoires. "Comme quoi, si le Pays basque est connu pour le piment, le jambon ou des sites touristiques, remarque André Garreta, président de la CCI Bayonne Pays Basque, les technologies de pointe peuvent aussi être son fort".

 

Portrait de Maritxu Goyhetche - Lauak : "Allier savoir-faire et innovation"

 

A la tête du service recherche-technologies du groupe aéronautique Lauak, Maritxu Goyhetche a l'oeil sur les fabrications additives. « Ces procédés ouvrent de nouvelles possibilités, ils imposent à Lauak de se préparer aux demandes de ses clients. C'est pour nous un dossier stratégique, une voie vers l'usine du futur ».
 
Déjà dans le bain des matériaux composites après des études en mécanique, puis des formations à Bristol, Sheffield et en Ecosse, la jeune femme a également travaillé chez Gamesa, cette fois en Navarre.
 
Donc quadrilingue (le basque compris), la voilà avec un défi en mains : imaginer de nouveaux procédés de fabrication « en faisant aussi profiter une entreprise d'ici des savoir-faire rencontrés ailleurs ».
 
Démarrée en 1975 dans la chaudronnerie et la tôlerie, la société Lauak s'est développée autour de la sous-traitance aéronautique. Elle est présente à Hasparren-Ayherre (Pays Basque), Toulouse, Setubal (Portugal) et à Le Blanc (Indre). Pour 2016, elle affiche 110 millions d'euros de ventes et un effectif de 1 260 personnes.
 

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