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L'attractivité de la France en 2013 selon Ernst&Young

27/05/2014

La France en troisième position en 2013

Après deux ans de baisse, selon Ernst & Young, le nombre des entreprises étrangères à s'établir en France s’oriente à nouveau à la hausse en 2013. La France est en 3ème position derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne. Les trois leaders concentrent 50% des investissements en Europe. Le Royaume-Uni et l'Allemagne progressent plus vite que la France. Selon Ernst & Young, il faut améliorer l’attractivité de la France, en allégeant la fiscalité des entreprises et le coût du travail et en réduisant la complexité administrative. 

Un élément intéressant : 34% des investisseurs interrogés en février estiment que l'attractivité de la France va s'améliorer dans les cinq prochaines années, alors qu'ils n'étaient que 27% à le penser l'année dernière. Cet indicateur de confiance est en baisse au Royaume-Uni et en Allemagne.

En 2013, la France a attiré 514 projets d'implantation contre 471 en 2012, soit une augmentation de 9%. L'Allemagne, qui nous a ravi la deuxième place du classement en 2010, progresse de 12% avec 701 projets d'implantation. Le Royaume-Uni reste la première destination des investissements directs étrangers en Europe, avec 799 projets. Il progresse de 15% par rapport à l'année précédente.

L'Espagne, numéro quatre, est en net recul avec 221 projets, la Belgique, numéro 5, n'en compte que 175. La Russie, la Turquie, inclus dans l'Europe par Ernst & Young, sont loin derrière.

La France : première sur l'industrie

Les implantations d'activités industrielles progressent fortement, de 127 à 166, avec 4806 créations d'emploi à la clé. Une performance d'autant plus remarquable que la France est une destination "chère". 80% de ces projets d'implantation sont en fait des extensions sur des sites déjà existants. 

L'industrie pharmaceutique remonte avec 20 projets, tandis que l'industrie automobile continue sa chute avec 9 projets et un minimum historique de 136 emplois créés. Avec 263 fermetures d'usine en 2013 contre 124 ouvertures, le solde net est négatif. Le baromètre incrimine les coûts de production et la faible croissance française.

Progression de la création d’emplois

14 122 emplois ont été créés, contre 10 542 en 2012, soit une progression de 34%. La France dispose d'un important tissu de sous-traitance qui est régénéré par les implantations étrangères. La vision simpliste du coût du travail en France est tempérée par la prise en compte de nos capacités à produire de la valeur ajoutée et de notre productivité. 

Séduire davantage les pays émergents

Les Etats-Unis sont toujours les premiers investisseurs en France, avec 127 projets. Mais ce chiffre est en baisse de 8% par rapport à 2012.

2013 voit un réveil de l’intérêt des pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine) pour la France, avec 19 projets contre 14 l'année passée. La Chine se distingue avec 14 projets à elle seule. Le chiffre est loin d’atteindre les 107 projets  que l'Allemagne a capté et les 87 du  Royaume-Uni, sur les 313 que l'Europe a attirés. Ces pays émergents sont de nouveaux clients que la France n’a pas sus capté. Plus de la moitié des implantations en France proviennent d'Europe. 

Moins de sièges sociaux

Le baromètre place la France au cinquième rang européen du palmarès en ce qui concerne le nombre d'implantation de sièges sociaux : 23 au lieu de 18 en 2012. "Une perte de rôle de la France comme destination incontournable des fonctions stratégiques", affirme le baromètre. La France occupait le second rang pour la création de sièges sociaux jusqu'en 2008. Aujourd'hui, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Irlande et l'Allemagne nous devancent. 

Pour visualiser l'ensemble des résultats de l'étude, cliquez ici.

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