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BILAN D'ACTIVITE 2015 DU PORT DE BAYONNE

15/02/2016

L’année 2015 se termine sur un trafic de 2 323 579 T, soit une baisse de 10,7% comparé à 2014 (2 602 433 Tonnes).

Les difficultés économiques rencontrées par les principaux clients implantés sur le port expliquent cette baisse qui s’est toutefois ralentie par rapport aux prévisions de septembre 2015 qui laissaient entrevoir un trafic à fin 2015 de 2 238 744 T (soit un réalisé supérieur de 84 835 T).

Indépendamment de l’impact de la perte de 192 000 T liée à l’arrêt de production prolongé de la société CELSA en début d’année, ce sont également les produits forestiers qui n’ont pas été au rendez-vous (-35 000 T comparé à 2014), ainsi que le maïs (-25 000 T) et les produits pétroliers (-20 000 T).

Si cette baisse d’activité touche autant la manutention privée (1 603 522 T, soit -10,8%) que la manutention publique (720 057 T, soit -10,4%), il est à noter que la proportion de marchandises manutentionnées par les grues publiques est à son meilleur niveau depuis plus de 20 ans avec 31% du trafic total.

En effet, quelques nouveaux trafics ont permis au port de Bayonne de grossir et de sécuriser une partie de la manutention réalisée par les grues de la concession. C’est le cas du coke de pétrole, du quartz ou du ballast par exemple. Trafics de niche ou trafics ponctuels, ils témoignent de la grande diversité des activités rendues possibles, d’un certain dynamisme, de la compétitivité du port de Bayonne et ce malgré une concurrence toujours plus féroce des ports voisins, notamment les ports espagnols situés, pour le premier, à moins de 50 km. La diversité des trafics permet également d’augmenter le nombre de clients du port et de limiter les risques rencontrés aujourd’hui lorsqu’un acteur prépondérant rencontre des difficultés économiques.

 

Malgré cette conjoncture défavorable, les efforts de la concession se sont portés sur l’aboutissement de plusieurs dossiers structurants pour la compétitivité du port de Bayonne :

 

  • l’arrivée de la drague mixte Hondarra et la gestion directe des services du remorquage et du dragage depuis septembre 2015,

  • la création fin 2015 de l’opérateur ferroviaire de proximité « OFP Sud Ouest », solution performante de pré-post acheminement des marchandises sur le port,

  • le dépôt auprès des services de l’Etat d’un lourd dossier pour permettre notamment l’importation d’origine extracommunautaire d’aliments pour animaux d’origine non animale et de bois (agréments PEC/PED, Point d’Entrée Communautaire et Point d’Entrée Désigné);

 

 

 

Les prévisions 2016 : 2 391 000 T (estimations 2016), soit +2,9% d’augmentation.

 

Ces estimations tiennent compte de prévisions plus optimistes de la part des clients portuaires, mais aussi de la période transitoire que va traverser le port de Bayonne dès 2016. En effet, quelques projets sont à l’étude et nécessaires pour la pérennité de certaines activités :

 

  • CELSA travaille sur l’ouverture de deux laminoirs à chaud devant lui permettre, à terme, de valoriser sa production en diversifiant sa gamme de produits à l’export, avec un trafic maritime à la hausse attendu pour le port de Bayonne de + 400 000 T,

  • LBC souhaite rouvrir certains trafics en exploitant mieux la capacité de son terminal

  • Le Laminoir des Landes devrait débuter sa production au deuxième semestre 2016,

  • le démarrage opérationnel de l’OFP Sud-Ouest doit pouvoir favoriser une desserte des installations portuaires aux meilleurs coûts et favoriser l’apport de trafics complémentaires,

  • l’espoir de voir aboutir l’instruction du dossier de demande d’agrément PEC/PED indispensable au port de Bayonne pour assurer la prise de nouveaux trafics prometteurs qui pour l’instant nous échappent (tourteaux et bois extracommunautaires…),

 

·         enfin, le fonctionnement de la drague « Hondarra » permettra sur une année pleine de fiabiliser les conditions d’accueil des différentes installations portuaires.

  

 

TRAFIC MARITIME ANNEE 2015

 

Tonnage cumulé
2014

Tonnage cumulé
2015

Evolution
2014/2015
en %

Ferrailles

351 807

302 154

-14,11

Billettes

620 897

478 001

-23,01

Maïs

413 284

388 090

-6,10

Pétrole brut

65 205

62 882

-3,56

Hydroc.raffin.

16 963

0

-100,00

Dérivés NE pétrole

62 928

74 246

17,99

Produits Chimiques

125 483

138 277

10,20

Engrais

498 904

491 577

-1,47

Soufre

98 373

99 416

1,06

Bois

100 304

72 829

-27,39

Divers Agro-alimentaire

43 100

28 964

-32,80

Autres vracs solides

185 211

184 703

-0,27

Marchandises diverses

18 380

2 440

-86,73

Conteneurs

1 595

 

 

TOTAL CUMULE

2 602 433

2 323 579

-10,72

       

 

 

 

Commentaires :

La sidérurgie (billettes, ferrailles, ferro-silico-manganèse)

La société CELSA, qui subit encore les effets d’un contexte économique difficile, a démarré l’année 2015 sur la prolongation d’un arrêt d’activité déclaré en fin d’année 2014, privant le port de trafics maritimes associés durant plusieurs semaines début 2015.

Il aura donc fallu attendre le deuxième trimestre pour que la société recouvre une production minimale, ne lui permettant toutefois pas d’atteindre ses prévisions. C’est un peu plus de 192 000 T de marchandises maritimes (import/export) qui n’ont pas été réalisées sur 2015. Cependant, CELSA reste toujours le premier acteur du port de Bayonne avec un trafic maritime réalisé de 780 155 T en fin d’année 2015 et une prévision annoncée de 854 000 T pour 2016.

Les céréales (maïs)

Après une bonne année 2014 (413.000 T) avec d’importants volumes de produits de bonne qualité et les prémices d’une reprise d’approvisionnement des silos via le ferroviaire, les spécialistes laissaient entrevoir une bonne récolte pour 2015 avec des estimations avoisinant celles de 2014. Le port a finalement totalisé 388.090 T de produits, soit une baisse de 6%.

Pour 2016, la création de l’OFP Sud-Ouest devrait permettre de surenchérir ces données en confortant les sources d’acheminement des produits jusqu’aux silos et en offrant un service compétitif supplémentaire. Les prévisions 2016 sont à la hausse.

 

La chimie et les produits pétroliers (pétrole, produits raffinés…)

La société LBC, très liée au bassin industriel de Lacq, voit depuis ces dernières années ses trafics orientés à la baisse. Si le pétrole se stabilise depuis 2014, malgré les cours très bas qui freinent les extractions, les hydrocarbures sont, quant à eux, en chute libre. Des projets à l’étude laissent cependant entrevoir une solution de reprise à partir du 2e semestre 2016. Les autres produits sont stables et collent aux prévisions annoncées. La société réalise un trafic avoisinant les résultats de 2014, légèrement au-dessus de 265 000 tonnes.

Les engrais

Les prévisions initiales concernant les engrais solides avoisinaient les 476 000 T.  Or l’année a été très positive avec un trafic total bien supérieur, 491 577 T, et ce, malgré le décalage des récoltes durant la saison qui avait amené les industriels à nous informer du report d’une partie des volumes attendus sur le premier trimestre 2016. Ce report des volumes reste toutefois d’actualité comme en témoigne l’activité portuaire depuis le début de l’année.

Le Soufre

La société SOBEGI, qui exploite le terminal soufrier de Blancpignon, a dû faire face à la fermeture du site d’extraction de gaz de Lacq fin 2013 qui a marqué la fin des exportations de soufre liquide au départ du terminal portuaire. La mise en œuvre d’un fondoir sur Blancpignon devrait permettre de maintenir un niveau d’exploitation à 100.000 tonnes comme cela a déjà été le cas en 2014 et à nouveau en 2015.

Le Bois

 Alors que tous les indicateurs laissaient entrevoir un besoin important en matières premières pour l’ensemble des professionnels du bois de l’hinterland à partir de 2015, le trafic de bois est en net recul. Il s’avère que la conjoncture d’un hiver doux, les cours du bois et probablement la crise économique, ont poussé les industriels à puiser majoritairement dans les ressources locales et à différer leurs importations sur les prochaines années.

Divers

On maintient l’activité par des trafics stables tels que le quartz, la tourbe ou encore les grumes exotiques. Un trafic de ballast a également contribué à tenir les résultats, mais il ne sera pas reconduit en 2016 puisqu’il s’agissait d’un apport particulier pour les travaux de rénovation de la voie Bayonne Hendaye qui se sont achevés depuis.

 

Bilan du Dragage

 

 

 

Part du clapage en %

des sables dragués à l’embouchure

Volume en m³

 

2011

54,8%

136 102 m3

2012

60,2%

211 509 m3

2013

74,9%

237 776 m3

2014

50,07%

273 533 m3

2015

96,7%

313 129 m3

96,7% des sables dragués à l’embouchure par les services de la CCI ont été clapés devant les plages d’Anglet en 2015, soit 313 129,5 m³.

Les campagnes de dragage ont été menées entre le 17 mars et le 17 avril par l’Albatros, en sous-traitance, puis à partir du 28 septembre par la nouvelle drague mixte HONDARRA, commandée par la CCI au chantier naval Astilleros de Murueta.

 

 

 

 

 

 

 

Cet investissement majeur pour le Port de Bayonne, d’un montant de 14 millions d’euros, a été cofinancé par la CCI pour 11,5 millions d’euros et par l’Union Européenne à hauteur de 2,5 millions, soit 17,91% du coût total grâce à la mobilisation du Fons Européen de Développement Régional à l’Aquitaine.

 

La présence permanente de ce navire permettra une meilleure adéquation entre les interventions de dragage des sables de l’embouchure et la météo afin d’augmenter les volumes clapés au droit des plages. L’objectif partagé avec les partenaires de la CCI Bayonne Pays Basque, le Conseil Régional Aquitaine, l’agglomération Côte Basque Adour et la Ville d’Anglet, est d’arriver à claper le maximum des sables dragués à l’embouchure pour atteindre, sur la durée, 400 000 m³/an.

 

 

 

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