La LGV, vitale pour le Pays Basque

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La LGV, ligne nouvelle, est vitale pour le Pays Basque pour au moins trois raisons :


- Un besoin grandissant de mobilité tant pour le travail que pour les loisirs

Nous souhaitons tous un mode de transport sûr, rapide et au meilleur coût. Or, sur ces trois critères, comparé à l’avion et à la voiture, le TGV constitue le mode le plus performant. Avec l’augmentation inévitable du coût du pétrole, l’avantage sera encore plus grand dans les années à venir. Pourra-t-on accepter encore longtemps l’extraordinaire inégalité qui frappe les habitants et les entreprises de notre région, sachant que, d’ores et déjà, un marseillais peut se rendre à Paris en trois heures alors que son compatriote bayonnais met cinq heures pour effectuer la même distance ?


- Un besoin de développement économique

Parmi les critères d’attractivité et de compétitivité d’un territoire, les transports occupent une place déterminante. Excentré par rapport aux grands centres européens, le Pays Basque souffre d’un grave handicap, du point de vue de son accessibilité.

Une enquête réalisée par notre CCI auprès des entreprises du Pays Basque sur les obstacles à leur développement, révèle que la grande majorité des entreprises interrogées place les transports très largement en tête des freins à leur croissance. L’absence de transport ferroviaire à grande vitesse et des tarifs aériens parmi les plus élevés d’Europe, sont les deux arguments avancés.

Récemment, une importante entreprise dans le domaine de l’informatique de santé a choisi de s’implanter dans le Sud-est plutôt que sur la Côte Basque afin de profiter du service du TGV. Combien de jeunes qualifiés auraient pu bénéficier de ces emplois et ont été contraints de s’expatrier ?

Dans le même ordre d’idée, notre activité touristique dont le dynamisme est aujourd’hui lié au développement des courts séjours et à la politique des congrès et salons, a besoin du TGV.


- Un besoin, enfin, de développement durable

De tous les moyens de transports, le ferroviaire est, avec la mer, le mode de transport le plus respectueux de l’environnement, celui qui consomme le moins d’énergie et émet le moins de gaz à effet de serre. Ainsi par voyageur transporté, sur une distance de 750 km (Bayonne-Paris), la consommation, en kilo équivalent pétrole, est de 32,2 pour l’avion, 28,8 pour la voiture contre 9,6 pour le train.

A cela s’ajoute, l’urgence de transférer du trafic marchandise de la route vers le fer, jugé prioritaire par le Grenelle de l’environnement et rendu, enfin, possible grâce à un écartement identique des rails en Espagne et en France.
Sinon nous continuerons à subir ces 8500 poids lourds par jour, qui deviendront 17000 en 2025, traversent le Pays Basque, sur l’A63.