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BILAN D'ACTIVITE 2016 DU PORT DE BAYONNE - Des premiers résultats et des perspectives encourageantes

26/01/2017

L’année 2016 se termine sur un trafic de 2 334 299 Tonnes, soit une augmentation de +0.5% comparé à 2015 (2 323 579 Tonnes).

Dans un contexte économique morose auquel doivent faire face les principaux clients implantés sur le Port de Bayonne, et malgré la fragilité des marchés commerciaux et le ralentissement des récoltes de manière générale, les résultats ont dépassé les prévisions établies en cours d’année. Ces résultats encourageants marquent, nous en sommes convaincus, le début de l’inversion de la courbe des trafics à la hausse sur le Port de Bayonne.

Certains trafics ont néanmoins été en difficulté : la perte annoncée d’une partie des volumes de marchandises en vrac solides (essentiellement les granulats – quartz et ballast) a eu pour conséquence la baisse des volumes de la catégorie « Autres vracs solides ».

Cependant, d’autres trafics, de niche (broyats de pneus, coke de pétrole…), initiés courant 2015 se sont développés sur 2016. Ils permettent de fixer l’activité, entretiennent la logistique et amortissent les aléas commerciaux des industriels historiques. Il en est également ainsi de la ligne régulière sur le Maroc, dont certaines escales touchent également l’Algérie, qui s’est également confortée au cours de cette année.

Ainsi, dans une conjoncture encore délicate, les tonnages, à la baisse ces dernières années, se sont stabilisés avec une légère inflexion à la hausse sur la fin 2016. Les industriels historiques, implantés de longue date sur le port de Bayonne et qui ont connu certaines difficultés ces dernières années, sont aujourd’hui porteurs de nouveaux projets et affichent pour la plupart de nouvelles ambitions, nécessaires pour la pérennité de leurs productions et encourageantes pour le port.

Depuis 2016, période transitoire sur le port de Bayonne, ces projets se concrétisent. En 2017, ils deviendront réalité avec le lancement de lourds investissements.

  • C’est le cas avec Celsa qui doit démarrer l’installation du premier de ses 2 laminoirs à chaud au cours du premier semestre 2017, avec une mise en production au deuxième semestre 2018, et la réalisation dans la foulée d’un deuxième laminoir. A terme, CELSA sera en mesure de diversifier son offre commerciale et table à brève échéance sur une augmentation de ses volumes produits à hauteur de 500.000 tonnes, nécessitant en parallèle un accroissement des tonnages maritimes de l’ordre de 350.000 tonnes par rapport à ceux réalisés en 2016.

  • LBC Bayonne, rationnalise ses espaces de stockage de produits chimiques et pétroliers liquides et travaille actuellement sur le développement de ses capacités de traitement et de stockage. A noter le retour de la filière carburant en 2016 dont on attend le développement sur le dépôt dès 2017 avec de nouveaux débouchés en perspectives.

  • ADISSEO, reprenant l’activité de fonte du soufre sur Bayonne à la suite de SOBEGI durant l’été 2016, a décidé d’entreprendre d’importants travaux visant à fiabiliser et optimiser le procédé en place et investit sur la remise en état des installations générales. L’industriel prévoit un retour des trafics à 100.000 tonnes à court terme.

  • Laminoir des Landes, quant à lui, est sur le point de confirmer la reprise des travaux. Une mise en production test devrait être possible dans le courant du second semestre 2017 avec un démarrage effectif en année pleine sur 2018 et la perspective de volumes maritimes significatifs pouvant atteindre 350.000 tonnes à terme.

 

Par ailleurs, les nouveaux services sur lesquels la CCI Bayonne Pays Basque a beaucoup investi ces dernières années, stimulant ainsi la compétitivité du port de Bayonne, ont commencé à porter leurs fruits :

  • L’OFP-SO vient de fêter sa première année d’existence et a connu une activité satisfaisante avec plus de 100.000 tonnes transportées renforçant l’offre ferroviaire sur le port et son hinterland. Il a notamment permis le retour du transport par train de maïs depuis les coopératives du sud ouest vers Maïsica. Pour 2017, il devrait permettre d’apporter un certain nombre de projets de desserte ferroviaire prometteurs sur le port de Bayonne. Cet outil favorise réellement le report modal et ouvre de nouvelles perspectives en facilitant les échanges commerciaux entre la mer, le fer et la route.

  • L’année 2016 a également permis la finalisation du dossier PEC/PEC (Point d’Entrée Communautaire et Point d’Entrée Désigné), initié par le port, qui lui permettra d’étendre son champ de prospection en autorisant l’importation de marchandises en provenance de filières extracommunautaires, notamment pour les bois et tourteaux. Cet agrément est effectif depuis le 1er janvier 2017.

  • Enfin les résultats du dragage, après un an de service de la drague Hondarra, démontrent l’efficacité de l’outil en place en ayant permis toute l’année de tenir à la demande les conditions d’accueil sécurisées et fonctionnelles de l’ensemble de nos terminaux. En 2016, Hondarra a ainsi dragué 581 000 m3 de sédiments dont 389 000 m3 de sable à l’embouchure de l’Adour.

  • 97 % des sables dragués ont été clapés dans la zone côtière au droit des plages d’anglet. Ce résultat est le meilleur depuis la reprise des clapages côtiers en 2010.

Cette nouvelle drague a notamment permis de :

  • Réduire les volumes dragués en entretenant régulièrement les chenaux et souilles sans faire de surdragage (581 000 m3 contre 772 000 m3 en moyenne entre 2009 et 2015)

  • Adapter le dragage aux besoins du Port de Bayonne et ainsi permettre l’accès des navires de 20 000 tonnes tout au long de l’année.

  • Réduire les volumes clapés en zone interne (Adour) : 0,6 % en 2016 contre 8 % en moyenne entre 2009 et 2015

  • Augmenter les volumes de sable clapés en zone côtière et de devenir un acteur majeur dans la préservation du trait de côte (378 000 m3 clapés contre en moyenne 169 000 m3 entre 2009 et 2015).

 

Tous ces éléments nous confortent dans notre action et dans l’ambition de retour à la hausse continue des trafics du Port de Bayonne.

 

TRAFIC MARITIME ANNEE 2016

Produit

 

Tonnage cumulé
2015

Tonnage cumulé
2016

Evolution
2015/2016
en tonnes

Evolution
2015/2016
en %

 

 

 

 

 

 

Maïs

 

388 090

509 211

121 121

31,21

Pétrole brut

 

62 882

80 120

17 238

27,41

Hydroc.raffin.

 

   

15 419

15 419

#DIV/0!

Dérivés NE pétrole

 

74 246

82 270

8 024

10,81

Ferrailles

 

302 154

246 465

-55 689

-18,43

Billettes

 

478 001

549 213

71 212

14,90

Soufre

 

99 416

74 731

-24 685

-24,83

Produits Chimiques

 

138 277

90 448

-47 829

-34,59

Engrais

 

491 577

467 224

-24 353

-4,95

Bois

 

72 829

70 454

-2 375

-3,26

Divers Agro-alimentaire

 

28 964

47 065

18 101

62,50

Autres vracs solides

 

184 703

98 480

-86 223

-46,68

Marchandises diverses

 

2 440

3 199

759

31,12

TOTAL CUMULE

 

2 323 579

2 334 299

10 720

0,46

 

Commentaires :

 

Maïs

Le trafic de maïs profite d’une bonne année de production et du report des volumes de la récolte 2015. Les prévisions 2017 semblent cependant incertaines au regard des conditions météo et de la demande.

 

Produits pétroliers

Nous relevons une progression significative des produits pétroliers avec, en particulier, le redémarrage des hydrocarbures raffinés d’importation au second semestre 2016 et des prévisions à la hausse sur l’année 2017.

 

Produits sidérurgiques

Les produits sidérurgiques tels que la billette, les ferrailles, le ferro-sillico-manganèse se stabilisent de nouveau en 2016 après une année 2015 marquée par des arrêts de production imprévus sans toutefois atteindre les volumes prévisionnels annoncés.

 

Soufre

Le tonnage de soufre est en baisse mais s’explique par la reprise des activités de SOBEGI par la société ADISSEO courant d’été 2016 et l’engagement consécutif d’importants travaux sur le fondoir de soufre qui leur permettra à court terme de revenir aux tonnages habituels de ces dernières années autour des 100.000 tonnes.

 

Engrais / Produits chimiques

Les tonnages d’engrais sont en légère baisse par rapport à 2015, mais au dessus des prévisions. L’importation des matières premières fluctue avec le cours du marché, pouvant également reporter des volumes sur l’année suivante. La demande en baisse pour la prochaine récolte impacte la filière de fabrication et se traduit notamment par la baisse significative des produits chimiques.

 

Bois

Les volumes de bois sont stables mais en deçà des prévisions. Les importations annoncées par les industriels de la place depuis ces dernières années ne sont pas au rendez-vous (ressources locales encore suffisantes avec les stocks constitués après la tempête Klauss). L’exportation est consolidée par le développement encourageant de la ligne régulière vers l’Afrique du Nord.

 

Divers Agro-alimentaire

Nous notons en 2016 une forte remontée de ces trafics après une année 2015 morose. Ils sont principalement constitués d’huile de palme et de tourteaux mais aussi, plus exceptionnel sur notre port, de blé.

 

Vracs solides

Concernant les autres marchandises en vrac solides, les granulats entre autres, et bien que les volumes de 2015 intégraient 45 000 tonnes de ballast pour les besoins spécifiques d’un chantier de rénovation de voies ferrées, nous subissons la perte des trafics de quartz, déroutés sur la méditerranée. Les volumes des autres produits sont stables ou en légère hausse (tourbe, écorces, broyats de pneus…).

 

 

 

 

 

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